Au travers des renouvellements constants des sources d'illumination artificielle, la Tour a toujours profité des dernières innovations en matière d'éclairage. Du gaz à l'électricité, des lampes à incandescence à celles au néon en passant par celles au sodium à haute pression. Ainsi, à l'aube du XXe siècle, la Tour Eiffel est-elle passée du gaz à la nouvelle technologie électrique.
Après les éclairages mis en place pour les Expositions universelles de 1900, la publicité imaginée en 1925 par André Citroën inaugure la mise en lumière colorée de la Tour. En 1937, André Granet habille sa dentelle de rampes lumineuses colorées pour l'exposition internationale des Arts et techniques. En 1985, apparition de l’actuel éclairage doré de la Tour Le nouveau dispositif pour éclairer la Tour Eiffel est inauguré le 31 décembre 1985.Conçu par Pierre Bideau, ingénieur éclairagiste, il comprend 336 projecteurs, équipés de lampes à sodium haute pression de couleur jaune orangé. Leurs faisceaux lumineux dirigés du bas vers le haut illuminent la Tour Eiffel de l’intérieur de ses structures. Ils remplacent les 1290 projecteurs en service depuis 1958. Cette illumination, qui rencontre un succès unanime et mondial, a été le point de départ, à Paris et dans les grandes villes de France et du monde, d’un renouveau de la remise en valeur nocturne des monuments.
Le 31 décembre 1999 à minuit, le monde entier découvre le phare et le scintillement de la Tour
Le phare, 2 faisceaux lumineux d’une portée de 80 kilomètres, est constitué de 4 projecteur motorisés de type "marine". Ils sont pilotés par micro-ordinateur, grâce à un logiciel spécifique et à un automate programmable qui gère leurs mouvements. Effectuant une rotation de 90°, ils sont synchronisés pour former un double faisceau en croix pivotant à 360°.
Les lampes sont des Xénon de 6000 W choisies pour leur longévité de 1200 heures environ. La tête lumière est surventilée pour éviter toute surchauffe, et un système de chauffage se met en route quand la température tombe en dessous de zéro alors que les lampes sont éteintes.
Ce phare rappelle celui de Gustave Eiffel jouant le rôle d'un repère symbolique et universel.
Le scintillement se superpose à l’éclairage doré qu’arbore la Tour depuis 1986, dont l’effet est toujours aussi merveilleux. Pour clore le spectacle, en point d’orgue, l’éclairage doré s’éteind laissant la place au seul scintillement. Cinq minutes de magie, une vision encore différente à ne pas manquer.
Le dispositif de l’an 2000, prévu pour être éphémère, fut remplacé en juin 2003 par une installation destinée à durer au moins 10 ans. Le chantier d’installation fut à la « démesure » du monument :
A l’occasion de la célébration du Nouvel An Chinois le plus célèbre monument parisien a été baigné d’une lumière rouge écarlate, grâce à un savant jeu de projecteurs extérieurs. Le coup d’envoi, donné le samedi 24 janvier, à l'issue du défilé organisé sur les Champs-Elysées, lors d’une cérémonie d’illumination en présence des Ministres français et chinois de la Culture et des Maires de Paris et Pékin est resté en place jusqu’au 29 janvier au matin, soit 5 jours, et fut visible chaque nuit de 17 heures à 7h30 ! Cette mise en lumière de la Tour Eiffel en rouge fut réalisée avec le concours d’Electricité de France.
A l'occasion de la 20ème édition de la Journée de l'Europe, la Tour Eiffel est éclairée en bleu le 9 mai 2006.
Du 7 septembre au 20 octobre 2007, à l'occasion de la Coupe du monde de rugby qui se déroule en France, la Tour Eiffel s'habille aux couleurs de l'ovalie : éclairage de couleur verte, du sol au deuxième étage de la Tour, pour rappeler la pelouse, deux faisceaux verticaux lumineux et une barre transversale pour évoquer les buts, un ballon géant de 13 mètres d'envergure suspendu sous le deuxième étage à environ 80 mètres du sol arborant le logo officiel puissamment éclairé, enfin, un écran géant de 120 m2 installé sous le premier étage côté Seine pour donner les résultats de la compétition. Visiteurs du monde entier et Parisiens ont pu continuer à profiter du phare et du scintillement, maintenus pendant l'opération.